POURQUOI VAUT-IL MIEUX STERILISER NOS CHATS DOMESTIQUES ?

ET POURQUOI PARTICULIEREMENT LES CHATS ?

 

1-  Le chien et le chat : deux comportements sociaux radicalement différents

Le chien est un animal dont l’organisation sociale rappelle celle de l’être humain. Cela a permis une cohabitation précoce dont on retrouve la trace avec l’homme de Cro-Magnon et la véritable domestication commence environ 10 000 ans avant notre ère.

Le chien retrouve au sein d’une famille humaine la hiérarchie de la meute du loup, son lointain et unique ancêtre. Traité convenablement, il se contraint facilement à l’autorité d’un maître, qui lui-même assumera volontiers son rôle de chef … 12 000 ans de vie commune, ça compte !          

 

 

Il sera donc assez naturel d’empêcher le chien de divaguer et si parfois, bravant l’interdit, un mâle impétueux saute la barrière, émoustillé par ses jolies voisines en chaleurs, il trouvera la plupart du temps celles-ci sous haute surveillance à cette période là.

Cette surveillance sera de surcroît facilitée par le fait que les chaleurs d’une chienne ne se renouvellent que deux fois par an et que la période où la fécondation est possible ne dure qu’une semaine.

Quant au chat, on trouve ses premières traces de présence dans les communautés humaines à Jericho, 7 000 ans avant notre ère et c’est en tant que bête sauvage apprivoisée, captive et admise non pour des fins utilitaires mais pour des motifs primitivement religieux. C’est un animal sacré non seulement dans l’Egypte des Pharaons mais aussi ensuite en Asie, en Afrique – animal préféré de Mahomet, il a suivi l’expansion de l’Islam –, en Amérique du Sud. La domestication commence réellement environ 1 000 ans avant notre ère.

La domestication, en effet, sous-entend une organisation sociale préexistante au sein de l’espèce, or le chat ne vit pas en société.

C’est un animal solitaire, avec un territoire qui lui est propre, qu’il délimite et qu’il défend. Par conséquent, il ne considère pas vraiment l’être humain comme un camarade mais plutôt comme une présence qu’il accepte d’autant plus volontiers sur son territoire qu’elle lui fournit le gîte, le couvert … et les caresses !

 

 

Il sera donc bien difficile de le faire obéir et si on ajoute à cela des aptitudes physiques extraordinaires, on comprend vite qu’il est impossible d’empêcher une chatte en chaleurs de se faufiler par l’entrebâillement d’une porte.

 

2- Le chat, une espèce prolifique, envahissante, pas du tout en voie de disparition

L’instinct sexuel joue dans la vie d’un chat un grand rôle, sans doute le plus grand.

Les chaleurs des chattes entraînent des comportements de rut très marqués. Elles se répètent très fréquemment s’il n’y a pas de fécondation. Si celle-ci a lieu et entraine une gestation normale, elles se renouvellent dès la mise bas effectuée. Il en résulte souvent 2 portées par an, voire 3 et les chatons devenus adultes – à huit mois, la maturité sexuelle est atteinte – continueront à perpétuer l’espèce dès l’année suivante.

 

     

 

Nous avons vu que les chats sont des animaux solitaires, mais leurs territoires se chevauchent, ceux des mâles étant plus étendus que ceux des femelles. Les rencontres sont évitées, sauf pendant la période des chaleurs et plusieurs matous peuvent alors se battre violemment pour une belle qu’ils convoitent. Les blessures infligées à cette occasion, déjà sévères en elles-mêmes, très souvent génératrices d’abcès, permettent de plus la transmission de graves maladies virales. Je citerais les pires parmi celles-ci : la Leucose Féline et l’Immunodéficience Féline (« SIDA du chat »), contre laquelle il n’existe pas de vaccin.

 

3- « Et pour la plus grande joie des enfants, Minette vient d’avoir quatre adorables chatons, quel plaisir de les voir jouer ! »

Mais les vacances approchent, les copains de classe en ont déjà adopté 3 en avril et la boulangère a plusieurs annonces de chatons à donner, nous ne pouvons pas les laisser à la rue. Emmenons les à la S.P.A.

Pendant ce temps, au Refuge de Rosiers, on s’affaire, on nettoie, aère, désinfecte, isole les nouveaux arrivants.

Car notre félin solitaire est aussi un hypersensible, anxieux, vite stressé, la vie en collectivité ne lui convient pas. De plus, un chaton âgé de 2 mois perd tous les anticorps maternels qui l’ont protégé jusqu’alors ; il devient très vite la proie de tous les virus qu’il est susceptible de rencontrer.

C’est pourquoi, dans toutes les villes du monde où les populations de chats sont trop importantes, le sort de ces pauvres félins n’est pas enviable et ils y périssent lamentablement. Dans le fond des ruelles du Caire, la misère féline côtoie la misère humaine et la réalité est bien éloignée des superbes photos de chats des cartes postales.

Alors, au Refuge, on est consterné de voir arriver tant de chatons. Les locaux agrandis ne le seront pas encore suffisamment. Et puis, combien y aura-t-il d’adoptions pour tous ces abandons ?

 

 

Donc n’attendez plus, vous, les maîtres de Minette et des chats qui se bagarrent pour elle : un coup de téléphone à votre Vétérinaire et le rendez-vous sera pris pour les stériliser.

La stérilisation est un acte chirurgical pratiqué sous anesthésie générale par un Vétérinaire :

-          c’est l’ablation des testicules pour le mâle,

-          c’est l’ablation des ovaires ou ovariectomie pour la femelle. Celle-ci peut même être effectuée avant les premières chaleurs. A l’inverse de la « pilule » pour chattes, elle prévient l’apparition des tumeurs mammaires cancéreuses et d’ailleurs toutes les pathologies de l’appareil génital.

L’instinct sexuel étant bien diminué, les comportements changent : le territoire de chacun est mieux respecté, l’agressivité envers les congénères diminue, les maladies se propagent beaucoup moins vite.

 

 

 

    Coût moyen                       Castration d’un mâle :              50 €uros

        dans les             

Cliniques Vétérinaires            Ovariectomie :                        115 €uros

 

 

Pour le bien-être de nos amis les chats :

Evitons cette reproduction incontrôlée,

ces surpopulations qui favorisent la transmission des très graves maladies virales de l’espèce féline.

 

  Autrefois, nos grands-pères supprimaient les chatons à leur naissance. Evitons cette triste besogne mais prenons, nous aussi, nos responsabilités :

 

Pensons à la STERILISATION des CHATS